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Le Point.fr - Publié le - Modifié le

Confronté à une série noire, le ministère de l'Intérieur a lancé un nouvel appel "à la plus grande prudence et au sens des responsabilités de chacun".

Des sauveteurs sur la plage de Lacanau.
Des sauveteurs sur la plage de Lacanau. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Quatorze personnes se sont noyées en mer, en rivière ou sur des plans d'eau depuis vendredi : la série noire des noyades s'allonge depuis le début de la saison estivale, relançant le débat sur la répression des comportements imprudents. Par ailleurs, un homme d'une trentaine d'années, qui avait été secouru jeudi sur une plage de Moliets-et-Maa (Landes), est mort dimanche à Mont-de-Marsan, où il avait été hospitalisé. Son décès porte à 89 le nombre de personnes qui se sont noyées depuis début juillet, dont 34 sur le littoral. Le ministère de l'Intérieur a lancé dimanche un nouvel appel "à la plus grande prudence et au sens des responsabilités de chacun".

Deux hommes, un âgé de 50 ans et un autre dont l'âge n'a pas été communiqué, se sont noyés dimanche en Vendée, le premier à Olonne-sur-Mer, le second aux Sables-d'Olonne. Le même jour, une femme de 67 ans et un homme de 33 ans ont trouvé la mort sur la Côte d'Azur. La première a succombé dans la matinée sur une plage de la Croisette, malgré les tentatives de réanimation des secours. Le jeune homme a été retrouvé en début d'après-midi dans un état de raideur cadavérique au large de Nice. À Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), une femme de 80 ans s'est noyée alors qu'elle nageait à une vingtaine de mètres du rivage, vraisemblablement victime d'un malaise. Elle n'a pu être ranimée par les sauveteurs. Ces décès ont eu lieu après des drames similaires survenus samedi dans un étang des Yvelines et sur l'île d'Oléron. Vendredi, un jeune de 18 ans s'était noyé dans un lac interdit à la baignade dans le Val-d'Oise, constituant le second décès en deux jours au même endroit.

Une verbalisation des baigneurs "compliquée"

L'Hérault, prisé pour ses stations balnéaires, paie un lourd tribut, avec 10 accidents mortels en un mois. Pour la seule journée du 28 juillet, sept hommes, âgés de 42 à 73 ans, avaient été emportés par une forte houle dans ce département, alors que les drapeaux rouge ou orange étaient hissés. Face aux vacanciers qui refusent de sortir de l'eau lorsque le drapeau rouge est bien en vue, le préfet Pierre Bousquet de Florian a invité les treize maires des communes du littoral à verbaliser les imprudents par une contravention de 11 à 33 euros, en vertu de leurs pouvoirs de police. Pour Frédéric Loiseau, directeur de cabinet du préfet, cette possibilité permet de faire face "aux gens les plus récalcitrants, de répondre à des situations extrêmes, comme le week-end dernier où des sauveteurs ont été pris à partie". La verbalisation paraît toutefois "un peu compliquée" à mettre en oeuvre, estime Christian Jeanjean, maire UMP de Palavas-les-Flots (Hérault), qui préfère renforcer la prévention, "l'éducation" sur les plages.

Laurent Sagnimorte, chef de secteur de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) sur trois communes du département, ne cache pas "sa colère" face à l'attitude de certains. "Il faut choisir les baignades surveillées, quand le drapeau est hissé en haut du mât", dit-il, rappelant que 80 % des noyades ont lieu en dehors des zones ou des horaires de surveillance. "Les gens ont l'impression qu'on leur vole leurs vacances, ils ne sont pas conscients des risques", affirme Éric-Daniel Delbourg, responsable des maîtres-nageurs sauveteurs CRS sur l'Hérault, qui a comptabilisé huit infractions depuis le début de la saison, et aucune pour non-respect des consignes de sécurité en cas de drapeau rouge. En visite à Mimizan-Plage (Landes) cette semaine, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, interrogé sur l'éventualité de sanctionner des vacanciers, en mer comme en montagne, avait prudemment répondu qu'il fallait "étudier de plus près" cette piste, tout en reconnaissant que "ce n'est pas facile pratiquement".

Des balises en Aquitaine

D'autres collectivités ont choisi la technologie pour éviter les drames. L'Aquitaine a mis en place cet été un dispositif, présenté comme unique en France, de 417 balises géolocalisées, installées tous les 500 mètres entre les plages de Soulac (nord de la Gironde) et Tarnos (sud des Landes), afin d'offrir aux secours des repères précis en cas de noyade. Il est encore trop tôt pour faire un bilan de ce dispositif, selon Arnaud Leymarie, responsable des maîtres-nageurs sauveteurs CRS sur les Landes et le Pays basque.

En 2012, 497 personnes se sont noyées entre le 1er juin et le 30 septembre, selon l'Institut de veille sanitaire. Un Français sur cinq ne sait pas nager (28 % des femmes et 14 % des hommes), d'après les chiffres du Baromètre Santé 2010 de l'Inpes (prévention et éducation sanitaire), qui propose sur son site une brochure "Mode d'emploi de la baignade".

48 Commentaires

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zhigou le 05/08/2013 à 22:32  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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@CHICON

Supposons que vous possédiez une piscine dans votre propriété qui par définition est privée puisqu'elle vous appartient !, même si cette propriété est close par des murs, des haies, du grillage ou autre... Vous devez protéger votre piscine en corrélation avec les dernières réglementations (barrières répondant à certaines normes ou alarme (ce qui est le summum de l'ineptie !). Par contre une pièce d'eau, une rivière... Sur le domaine public n'est redevable d'aucune protection... éventuellement, un simple panneau "baignade interdite " suffit !
N'y a-t-il pas là deux poids deux mesures ?

castorp le 05/08/2013 à 18:26  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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Pas plus que d'habitude

Il y a eu près de 500 morts par noyade l'an passé sur la période estivale en France entre le 1 juin et le 30 septembre. Cela fait une moyenne de 4, 2 morts par jour. De quoi faire les gros titres avec une série noire de 14 noyades en 3 jours...

chicon le 05/08/2013 à 17:56  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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DIFFICILE ! !

@frost. Exact mais c'est la reglementation. Pourquoi en campagne certaines zones routières sont à 50 et dans certains villages à 70 ?. Par moment je roulerai plus volontiers à 50 qu'à 70 et l'inverse ! Difficile de demander de plus à un organisme centralisé à Paris de donner toutes les directives sur la hauteur des vagues de France et la vitesse du vent (pas toujours previsible).

C'est à mon avis régional et à l'appréciation de personnes chargées "dans le coin" de la sécurité.

quoiqu'il en soit je m'y conforme... Ou alors je vais sur une plage non surveillée et je prends mes risques.

lanmary le 05/08/2013 à 16:57  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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C'est ainsi

On ne supporte plus une seule contrainte !
on ne respecte plus les stops, les feux de signalisation, les barrières SNCF, etc. Etc. ON EST LIBRE. Eh bien laissons les mourir et leurs familles inconsolables méditeront un peu tard sur l'éducation sans contrainte.

Koffer le 05/08/2013 à 16:40  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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Ce n'est pas une série plus noire que d'habitude !

Consultez les statistiques des années précédentes, vous verrez qu'il n'y a pas plus de morts par noyade que les années précédentes. Alors arrêtons de parler de série noire, s'il vous plaît !

De toute manière, si les Français n'avaient pas cette mauvaise habitude bien de chez nous de braver les interdits, on déplorerait sans doute moins de décès... Mais bon, nous ne sommes de toute manière pas là devant un événement exceptionnel, mais tout juste devant un sujet qui permet aux journalistes de remplir leurs colonnes chaque année.

frost le 05/08/2013 à 16:12  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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@ chicon

Raisonnement certainement juste que le vôtre... Mais qui peut nous amener à penser que l'o pourrait avoir tendab
nce à hisser le drapeau rouge plus pour se protéger que pour se mettre à l'abri de toute accusation de faute.
Le drapeau rouge hissé à Palavas avec des vagues de moins de deux mètres n'a suremant pas à mes yeux la même valeur que le drapeau resté orange à Biarritz avec de bien plus hautes vagues idéales pour le body-surfing ou le surf !

libéral avancé le 05/08/2013 à 15:18  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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Libre arbitre

Chacun est libre de son choix entre ceux qui cernent mal leurs limites physiques ceux qui veulent frimer et les inconscients il n'y a pas grand chose à faire. Une prudence élémentaire voudrait que l'on se conforme aux instructions des sauveteurs, après eh bien on assume. @ ch de batz je suis ravi de lire une aussi belle autocritique de votre part...

RicHardRoE le 05/08/2013 à 15:17  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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Comparons

Selon "Le Monde", ce bilan n'est pas inhabituel. Pour l'année 2012, il y a eu 242 noyades mortelles entre le 1er juin et le 10 août 2012, dont 101 en mer. Les données connues pour 2013 portent sur une période différente (début juillet - première semaine d'août) et font état de 91 morts dont 37 en mer.

Mama Bea le 05/08/2013 à 15:06  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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L'Interdit ou le pire ? Le choix reste libre... Et les larmes sont pour les autres ! !

En Montagne le hors-pistes fait des victimes pourtant averties des risques, et l'eau attire, même quand les baignades sont interdites ! Imprudence ? Inconscience ?

alain t le 05/08/2013 à 15:04  Signaler un contenu abusif Signaler un contenu abusif

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Quand

L'inconscience régne. Celà dans tous les domaines... Tous les pays... Puis la mort est là... Les familles pleurent. Et ça recommence.

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